Équipement de protection individuelle (EPI) : pourquoi c’est important ?

Temps de lecture : 4 min

🗓️ Date de rédaction : 10/08/2023

Équipement de protection individuelle

Produits chimiques, nuisances sonores, travail sur les hauteurs… Certaines activités professionnelles sont associées à un ou plusieurs risques d’une gravité variable à l’encontre de la santé ou de la sécurité des travailleurs. La loi impose aux entreprises de veiller à la protection de leurs salariés en mettant à leur disposition des équipements appropriés, en fonction des risques identifiés sur le lieu de travail. Pour cela, il faut prévoir un équipement de protection individuelle (EPI) adapté à l’activité et en conformité avec les normes réglementaires, en complément de mesures plus globales de prévention et d’élimination des dangers potentiels. Voici pourquoi l’EPI est important et comment bien choisir ses équipements de protection, notamment lorsqu’il s’agit de nettoyer les bureaux à Paris, en prenant en compte les spécificités liées à cette activité.

Équipement de protection individuelle : de quoi parle-t-on ?

Pour l’employeur, la protection des salariés est une obligation légale, prévue par l’article L4121-1 du Code du travail : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Ces mesures intègrent « des actions de prévention des risques professionnels », « des actions d’information et de formation » et « la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ». Parmi ces moyens, on trouve les équipements de protection individuelle.

Le règlement européen 2016/425 (article 3) définit l’équipement de protection individuelle (EPI) comme « un équipement conçu et fabriqué pour être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques pour sa santé ou sa sécurité » ou « un composant interchangeable » associé à un tel équipement. Il incombe à l’employeur de fournir aux travailleurs ces équipements indispensables à leur sécurité et à la préservation de leur santé, dès lors qu’ils sont exposés à des risques pouvant porter à conséquence : risques chimiques, biologiques, thermiques, mécaniques, électriques et sonores.

Une évaluation préalable de ces risques est indiquée afin de définir les mesures de prévention et de protection à mettre en place. À ce titre, la protection collective constitue une priorité, suivie de la mise à disposition des EPI appropriés. Par exemple, dans le cadre de l’utilisation de produits toxiques dans l’entreprise, le port d’un équipement de protection individuelle de type respiratoire s’impose lorsqu’il est impossible de garantir la sécurité des employés par un dispositif suffisant de captage ou d’assainissement de l’air.

Il revient aussi à l’employeur de s’assurer de la bonne utilisation d’un équipement de protection individuelle, par le biais d’une information pertinente au sujet des risques professionnels et d’une formation focalisée sur les équipements. De leur côté, les salariés ont aussi des obligations : ils doivent employer ces équipements de protection à titre professionnel uniquement, en respecter les conditions d’usage, d’entretien et de rangement, signaler toute anomalie… et, bien entendu, accepter de les porter sur le lieu de travail !

Quels équipements prévoir pour la protection des employés ?

Un équipement de protection individuelle peut prendre différentes formes et adresser un risque spécifique ou un ensemble de risques (à titre d’exemple, des cagoules de soudage peuvent protéger contre les rayonnements et contre le risque d’inhalation des fumées). On forge généralement une catégorie en fonction de la partie du corps qu’elle sécurise ou du type de risque ciblé. Voici quelles sont les principales catégories :

  • Pour protéger la tête contre les chutes de matériaux, le soleil et les intempéries : les casques de protection et de sécurité, les casquettes.
  • Pour protéger les yeux : les lunettes et les surlunettes de protection ou de sécurité, les masques de soudure, les écrans faciaux et les pare-visages.
  • Pour se protéger contre le bruit (notamment celui des machines) : bouchons d’oreille, casque antibruit, arceau…
  • Pour éviter d’inhaler des substances toxiques ou des particules nocives : le masque respiratoire (masque complet, demi-masque, masque FFP avec ou sans filtre de rechange…).
  • Pour protéger les mains : gants ou manchettes anti-coupures, gants de protection thermique ou chimique, gants de manutention, gants anti-vibration, protections contre l’électricité…
  • Pour protéger les pieds contre les chocs, les écrasements et les projections de produits chimiques : chaussures de sécurité ou médicalisées, bottes de travail…
  • Pour protéger le dos : ceinture dorsale.
  • Pour protéger le corps dans son entier : vêtements contre le froid ou le feu, contre la pluie, pour la cuisine et la restauration, contre les arcs électriques ; combinaisons offrant une haute visibilité (gilets fluorescents) ; protections médicales ou chimiques, etc.
  • Pour se prémunir contre le risque de chute : harnais, longe, kit antichute et accessoires associés (mousquetons, barre d’ancrage, etc.).

À cela, il faut ajouter des solutions de rangement pour l’équipement de protection individuelle, prévus pour stocker facilement les différents accessoires et augmenter leur durée de vie : sac souple, sac polochon, sac à dos, sac étanche, boîte de rangement, étui de protection, casier, etc.

Quel équipement de protection individuelle pour quel niveau de risque ?

Il existe donc une large variété de dispositifs, ainsi qu’une large diversité de prix en matière d’équipement de protection. Pour faire le bon choix, l’employeur doit se référer aux risques professionnels identifiés en amont, mais aussi tenir compte des conditions réelles sur le lieu de travail, de l’ergonomie, et de la morphologie du collaborateur destiné à porter l’équipement.

Pour ce qui est du niveau de risque, les EPI sont classés en trois catégories :

  • Niveau de risque 1 : protections contre les blessures pouvant entraîner des lésions superficielles (gants de manutention, lunettes de protection, chaussures de sécurité).
  • Niveau de risque 2 : protections contre les blessures pouvant entraîner des lésions graves. Tout produit de cette catégorie doit disposer d’une certification européenne, faire l’objet d’un contrôle régulier, et être renouvelé chaque année. Exemples : casque de sécurité, gants anti-coupures, lunettes de protection, dispositifs anti-bruit…
  • Niveau de risque 3 : protections contre de potentielles lésions irréversibles et contre les risques de décès. Ces équipements sont soumis à des normes strictes, doivent être vérifiés avant chaque utilisation, et immédiatement remplacés en cas d’usure ou d’anomalie. Exemples : masque respiratoire, combinaison de protection, harnais de sécurité antichute, etc.

En outre, tout équipement de protection individuelle doit afficher le marquage CE qui prouve la conformité du produit avec les normes européennes.

Dans certains cas, les équipements sont soumis à des tests de résistance et se voient attribuer des niveaux de performance, qui sont également à prendre en compte lors du choix – c’est le cas pour les masques respiratoires, les gants et les casques de protection. Néanmoins, ces tests sont normatifs et ne témoignent pas de l’efficacité réelle en situation d’utilisation. Il revient donc à l’employeur de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité et la bonne santé de ses salariés via un équipement de protection individuelle adapté.

Dominique

Dominique VAZ SEMEDO

Responsable Controleur Formateur - BigJack
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